La pollution de l’air aurait causé 480.000 morts en 2015 dans les pays de l’UE
Limites dépassées. La qualité de l'air s'améliore lentement dans l'Union européenne, mais cette pollution continue de causer plus de 480.000 morts prématurées, estime l'Agence européenne de l'environnement (AEE) dans son rapport annuel. Les concentrations de particules fines (PM2,5), de dioxyde d'azote (NO2), et d'ozone (O3) ont légèrement reculé dans l'air européen, selon les chiffres de 2015 sur lesquels porte l'étude, mais se maintiennent globalement au-dessus des limites autorisées. L'AEE estime que les particules fines ont été responsables d'environ 391.000 morts prématurées en 2015 dans les 28 pays de l'UE, en baisse par rapport à 1990. Le chiffre est de 76.000 pour le NO2 ; et de 16.400 pour l'ozone.
Problème récurrent. L'AEE estime qu'en 2016, environ 6% de la population urbaine de l'UE était exposés à des niveaux de particules PM2,5 supérieurs aux limites autorisées, contre 7% l’année précédente. Mais la proportion grimpe à 74% si l’on se réfère aux recommandations de l'OMS, plus restrictives que celles de l’UE. La part de la population urbaine touchée par des concentrations excessives de dioxyde d'azote est de 7%, contre 9% en 2015. Mi-mai, six pays avaient été renvoyés devant la Cour de justice de l'UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l'air: la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, la Hongrie et la Roumanie.