Rolls-Royce rejoint la course aux taxis volants

Transports individuel ou public. Le motoriste Rolls-Royce se sent pousser des ailes. Bien décidé à rejoindre des constructeurs de renom comme Airbus, Audi, voire Uber, le deuxième fabricant mondial de moteurs d'avions a profité du Salon aéronautique de Farnborough (16-22 juillet) pour présenter l’EVTOL, concept d’un futur véhicule électrique capable de décoller et d’atterrir à la verticale. En vitesse de croisière, les hélices situées sur les ailes se replient pour réduire la traînée ainsi que le bruit en cabine, l'engin utilisant alors ses deux hélices arrière pour la poussée. «Le design pourrait être adapté pour les transports individuels, les transports publics, la logistique ou des applications militaires, et repose sur des technologies déjà existantes ou en cours de développement», explique Rolls-Royce dans un communiqué. L’entreprise britannique (à distinguer du constructeur d’automobiles de luxe, Rolls-Royce Motor Cars) compte lancer son prototype au début de la décennie 2020. Il s’agira d’un modèle hybride qui utilisera une turbine à gaz pour produire de l'électricité destinée à alimenter six propulseurs électriques «spécialement conçus pour avoir un profil à faible bruit».
Commercialisation d’ici 4 à 5 ans. L’EVTOL devrait transporter quatre à cinq personnes à bord, et atteindre une vitesse de 400 km/h, sur une distance de 800 km d’ici 4 à 5 ans. Rolls-Royce compte utiliser son moteur M250, intégré dans un système de propulsion électrique hybride. Un modèle déjà vendu à plus de 31 000 unités qui pourrait donner une certaine crédibilité au futur modèle. L’entreprise n’a pas précisé si son modèle volera de manière autonome. Il semblerait que cela ne soit pas l’objectif, du moins dans un premier temps. Le géant de l'aérospatial vise une utilisation commerciale d’ici trois à cinq ans. En parallèle, le motoriste étudie un modèle tout électrique, destiné à des circuits urbains, bien qu’il mise davantage sur des modèles hybrides, seuls capables de fournir une bonne autonomie.
G. H.